3 août 2012

Buzz FIAT

Le journaliste français limité par son monolinguisme, éduqué dans le paradigme français lance sur la toile des idées absurdes telles 'Le groupe FIAT va s'intéresser à PSA' ou 'Le groupe FIAT va vendre ALFA à VW' ou 'Le groupe FIAT va vendre FERRARI'. Certaines de ces idées loufoques perdurent et alimentent même le buzz. Le problème est que cette désinformation fait mouche auprès du public français et l'empêche de prendre conscience des  véritables causes de la désindustrialisation de la France, comme la monoculture, l’ethnocentrisme et le sentiment de supériorité.

Incapable de comprendre la situation, sans solution pour sauver son industrie nationale, le journaliste français critique volontiers l'habillement de Sergio Marchionne et son réalisme économique à l'américaine. Nonobstant le fait que FIAT dispose de 18 milliards de liquidités, le journaliste français lance des rumeurs de rachat alarmistes, comme si la holding FIAT était aux abois. Une idée récurrente qui paraît dans les journaux français est la cession d'Alfa Romeo à VW en échange de MAN et de SCANIA, quand il ne s'agit pas de Porsche.

Cependant, cela ne peut se faire, car Marchionne l'a expressément exclu et la commission européenne opposerait son veto. En effet, le groupe VAG, possédant déjà 12 marques est un des plus redoutables adversaires du groupe FIAT. Dans cette partie de Monopoly, le groupe allemand lui a déjà repris sa filiale espagnole SEAT, sa filiale allemande NSU, son sytème d'injection directe à rampe commune, son designer fétiche Walter Da Silva. Le groupe germanique lui a de plus dérobé le fabricant de camion SCANIA, le fabricant de camion MAN, le fabricant de voiture de sport Lamborghini, le fabricant de Moto Ducati et le designer Italdesign. De plus, ce groupe allemand talonne FIAT au Brésil, aimerait consolider son rang aux USA et ravir la première place à Toyota.

En comparant les deux groupes, on s'aperçoit qu'il sont de taille et de structure similaires :
    FIAT versus VW
    Lancia versus AUDI
    ALFA versus SEAT
    Dodge versus Skoda
    Ferrari versus Porsche
    Maserati versus Bentley
    Jeep versus Lamborghini   
    Chrysler versus Bugatti       
    RAM versus MAN       
    IVECO versus SCANIA

Les deux groupes utilisent la synergie pour faire baisser les coûts. Les deux groupes présente des marques à trois modèles typés. VW utilise les compétences de Lamborghini pour motoriser Audi et VW utilise Bentley pour faire du haut de gamme. Mais même si VW perd de l'agent avec Lamborghini, avec Bugatti et avec SEAT, VW peut s'appuyer sur son marché national, l'Allemagne et sur la Chine. Alors que FIAT doit s'appuyer sur le Brésil, l'Inde et sur les Etats-Unis, car il perd sur son marché national, l'Italie. FIAT utilise Dodge pour étoffer la gamme Lancia et FIAT utilise Alfa Romeo pour renouveler Dodge. FIAT et VW s'affrontent sur Suzuki que FIAT aimerait acheter et dont VW possède 20%.

Stigmatisant la politique de rabais opérée par le groupe VAG pour se maintenir en activité en des termes saignants, le président de FIAT et de l'Association des constructeurs automobiles européens a désignée le véritable responsable de la situation actuelle. La dureté des propos de FIAT à l'égard de VW n'a pas plus au géant allemand, qui appelle à à la démission de la présidence de l'ACEA de Sergio Marchionne.

Devant le problème des surcapacités en Europe, le groupe FIAT se désengage du territoire français où il n'a jamais réussi à établir une image de marque valorisante, à la différence des groupes allemands, dont la qualité perçue est excellente. Or, tout comme le groupe VAG, le groupe FIAT dégage encore du bénéfice, grâce à sa stratégie modulaire. Car le groupe FIAT est bien installé aux USA et au Brésil où ses usines tournent à plein régime. En Italie, ses filiales robotique COMAU, électrique Magneti Marelli, motorisation FTP et fonderie TekSid dégage également du bénéfice. En effet, le groupe FIAT à la différence des constructeurs français a  compris très tôt les bienfaits de la délocalisation et de la répartition des forces dans le monde. Le groupe FIAT possède des unités de production ultra efficientes en Turquie, en Pologne et en Serbie, qui lui permettent de garder la tête hors de l'eau.

Cependant, M. Marchionne a de nouveau appelé la Commission européenne à venir en aide à l'industrie automobile car le groupe FIAT possède encore 5 unités de productions en Italie, qui travaillent à très faible rendement. Ce chef d'entreprise clairvoyant en appelle à une coordination et une rationalisation de l'industrie impliquant les constructeurs. Rappelons que le groupe FIAT a déjà fermé ses usines les moins performantes, alors qu'en France et en Allemagne, les surcapacités demeurent. Il faut bien comprendre que l'immobilisme et la politique de dénigrement systématique opérée à l'encontre du groupe FIAT, a empêché ce dernier de sauver SAAB, OPEL ou PSA.

Source : Internet  (page actualisée le 22/09/12)

30 juil. 2012

Pérégrinations du groupe Fiat à l'Est

( ou comment s'imposer en terres socialistes )

Le gouvernement soviétique ne facilite pas l'implantation de firmes étrangère sur son sol national. Le groupe  transalpin FIAT par exemple n'a pas ménagé ses effort pour s'installer à l'Est, que ce soit en Russie, en Pologne, en Serbie ou en Turquie. Il a non seulement effectué également d’importants investissements ces pays, mais il a aussi permis les transferts de technologie, qui profitent aujourd’hui encore à ces économie. Avec la Chute du rideau de fer, certains investissement sont devenus stratégiques, dont la Pologne, la Serbie ou la Turquie.

1934 - Pologne phase I
35 années après sa création, le groupe FIAT fonde la filiale d'exportation et d'assemblage FIAT-Polski - FSO (Fabryka Samochodow Osobowych) avec l'aide gouvernement soviétique polonais.  Le groupe FIAT fonde aussi une fabrique de camion avec Panstwowe Zaklady Inzynierii - PZinz (usine et cabinet d'ingénierie national) dépendant du Ministère de la Défense.
Le premier modèle de FIAT polonaise, la Fiat Polski 508 basée sur la Fiat 508 Balilla, est fabriquée de 1934 à 1939 en diverses versions. En même temps, un camion FIAT de 2,5 t le Fiat 621 est également produit à partir de 1934.
Ensuite, le second modèle de FIAT polonaise, un modèle de voiture supérieur est également fabriqué, la Fiat Polski 518 clone de la Fiat 518 Ardita, de 1936 à 1939.
Par la suite un troisième modèle de luxe la Fiat 1500 est également assemblée de 1937 à 1939.
Plus tard, dans une nouvelle usine construite par le groupe FIAT pour sa filiale polonaise d'autres voitures comme la  FIAT-Polski 1100 .
Le groupe FIAT fabrique également un cinquième modèle, la Fiat-Polski 500 Topolino A entre 1936 et 1939.

1934 - Pologne phase II
31 années après sa première filiale , le groupe FIAT fonde une nouvelle filiale d'exportation et d'assemblage. En 1965 un contrat de licence fut en effet signé entre FIAT et le Gouvernement Polonais pour permettre au constructeur d'État FSO de construire, sous licence Fiat, des modèles de sa gamme et de pouvoir aussi utiliser les composants Fiat pour développer d'autres modèles.
Le premier modèle de FIAT polonaise, la Fiat Polski 125P basée sur la Fiat 125 en 1965. La première voiture construite suite à cet accord fut la Fiat Polski 125P, à partir de 1967. Cette automobile était la copie de la Fiat 125 dont la production allait s'arrêter en Italie peu de temps après, remplacée par la Fiat 132.
Modifiée et adaptée au fur et à mesure, la Fiat Polski 125P, sera produite en plusieurs variantes : berline, break et pick-up. Des carrossiers spécialisés la transformeront aussi en ambulance.
À partir de 1980, alors que le contrat de licence avait expiré et à la demande de Fiat Auto Italie, le logo Fiat Polski disparait au profit du retour de FSO sur la calandre des voitures.
La fabrication de la Fiat Polski 125P ou FSO 125P se poursuivra jusqu'en 1991 avec 1.444.791 exemplaires sortis des chaines polonaises.




source :  Wikipedia  (version de page du 12/07/2012)

25 juil. 2012

Freemont pour remplacer 3 modèles

Devant le succès tout relatif de l'astucieux Fiat Multipla, de la splendide Fiat Croma et du Fiat Ulysse fabriqué en France, la Holding Turinoise Fiat Group Auto a pris la décision d'arrêter leur production. Ces trois modèles sont remplacés par un véhicule du groupe américain acquis en 2009. Après une sérieuse remise à niveau, le Dodge Journey est commercialisé dans la gamme Fiat sous le nom de Freemont. L'apparence extérieure du véhicule n'a subit que de subtiles retouches pour remplacer simultanement un monospace, un crossover et un break.

Le Fiat Freemont en impose avec sa ligne peu conventionnelle : proue agressive, passages de roues généreux, profil et poupe taillés à la serpe. Et puis, les cotes sont généreuses, avec une longueur de 489 cm, une largeur de 188 cm et une hauteur de 169 cm. Le Fiat Freemont relègue ses concurrents français et allemand loin derrière. Pourtant, la bête se manœuvre aisément en agglomération en raison de ses formes rectangulaires, de sa position de conduite surélevée et ses assistances à la conduite.

L'habitacle désuet de l'ancien Dodge Journey a passé entre les mains des sorciers italiens pour offrir un tout nouvel intérieur au Fiat Freemont. La présentation intérieur a fait un bon en avant considérable en matière de design et surtout de finition. Bien dessinée et bien agencée, la planche de bord offre des matériaux valorisants, avec la généralisation de plastiques moussés dans l'habitacle et le recours à du tissu ou à du cuir de bonne qualité. On est agréablement flatté par de nombreux équipement repris du fantastique Jeep Grand Cherokee, à l'instar des commandes au volant, de l'ordinateur de bord ou des commodos.

A ce propos, l'ergonomie est plutôt bien pensée puisque toutes les touches importantes (climatisation, autoradio, GPS) tombent bien en main. A noter que le rehausseur intégré dans les sièges arrière est très bien pensé. Comme le Fiat Freemont offre un 6ème et 7ème sièges, il est idéal pour transporter 4 adultes et 3 enfants. En configuration 7 places, le Fiat Freemont est aussi en mesure d'offrir un coffre décent, avec 145 litres, mais surtout 758 litres en rabattant la deuxième banquette. Son seul défaut concerne la manipulation plutôt virile des banquettes arrières.

Question motorisation, le Fiat Freemont remplace les poussifs moteurs Diesel Volkswagen à injecteur pompe du Dodge Journey par des 2.0 Multijet de 140 et 170 ch et un Pentastar V6 3.6. D'un couple identique (350 Nm de 1.750 à 2.000 tours/min), les blocs 2 litres sont totalement identiques à l'exception de leur puissance et ils diffèrent en matière de sonorité.

Reposant sur la même plate-forme que Mitsubishi, Dodge, Jeep, Peugeot et Citroën, le Fiat Freemont a tout de même reçu quelques adaptations pour l'exigeant marché européen. A commencer par une direction et un filtrage de suspension revu. Le Fiat Freemont est doté d'une boîte manuelle à 6 rapports ou une boîte automatique. Il faut souligner sa particulièrement bonne qualité de réalisation, son excellente habitabilité et son coffre gigantesque. Malgré sa taille, il bénéficie de bonnes prestations routières et de performance tout a fait honorables, tout en gardant une consommation raisonnable.


Source : Internet (page actualisée le 25/07/2012)

17 juil. 2012

Chrysler comble Lancia

Depuis que la holding FIAT a pris le contrôle du troisième groupe américain, le Voyager, véritable légende roulante, arbore désormais le badge Lancia grâce à une finition plus raffinée et une astucieuse troisième rangée. Il faut rappeler qu ce précurseur d'un nouveau genre automobile inspire depuis 28 ans toutes les générations de monospaces.

De la même manière que le Dodge Journey devenu Fiat Freemont a avantageusement remplacé le Fiat Ulysse, le Lancia Phedra est devenu Lancia Voyager. La marque Lancia, qui peinait à faire sa place au sein du marché des voitures haut de gamme s'était recentrée sur les véhicules urbains et compacts de luxe avec l'Ypsilon, le Musa et la Delta et ne bénéficiait plus de modèle supérieur. L'intégration des marques Chrysler, Dodge et Jeep au sein du groupe FIAT a offert l'opportunité à Lancia de compléter sa gamme vers le haut.

Moyennant de grosses améliorations en termes de finition, d'équipements et de moteurs, ainsi que quelques aménagements de style, la grosse berline 300 a donné naissance à une nouvelle Thema, alors que la Chrysler 200 cabriolet a autorisé le retour de la découvrable Lancia Flavia et que le Voyager a permis opportunément de mettre un terme au Phedra fabriqué en France.

Les résultats sont au rendez-vous, le Voyager participant à la hausse des ventes de 60 % sur un an. Depuis le début de l'année, ce monospace de 5.20 m. taillé pour les grands espaces; a séduit 350 clients, ce qui constitue une performance sur un segment des grands monospaces en perte de vitesse. Le Voyager est ainsi le seul véhicule du marché à offrir 7 places sur trois rangées sans faire l'impasse sur le volume de chargement capable de loger les bagages de tous les occupants. Très creusé, le plancher de chargement permet ainsi d'atteindre une capacité de 934 litres en version 7 places. En escamotant les sièges individuels des rangs 2 et 3 dans le plancher, la capacité atteint alors un record de 4 100 litres.

Grâce au système Stow'n Go développé par le groupe FIAT, la troisième rangée est électrique. Il suffit d'appuyer sur un bouton pour que l'intégralité ou une partie de la banquette 2 + 1 se replie dans le plancher en quelques secondes. D'un gabarit digne d'une berline allemande, il s'est enrichi d'une finition Platinium particulièrement raffinée reposant sur une sellerie mariant le cuir et la suédine. Pour les longs voyages, les enfants apprécieront l'installation multimédia comptant deux écrans vidéos escamotables dans le plafonnier et permettant de visionner deux films simultanément. Mais, la véritable trouvaille de cette finition se niche au niveau de la troisième rangée électrique, capable de s'escamoter à volonter dans le plancher en quelques secondes ou de se retourner pour constituer un spatieux salon. Avec ces diverses configurations, le Voyager se prête ainsi à de nombreux usages.

Les Dodge Grand Caravan, Chrysler Town & Country et Volkswagen Routan reposent sur la même plate-forme et bénéficient d'une foule d’améliorations qui ont complètement transformé la qualité et l'agrément de conduite de ces véhicules. Cependant, le Routan de Volkswagen, qui n'est qu'une ancienne Chrysler dotée d’un habitacle distinctif et d’une suspension plus sophistiquée, dispose également du fabuleux moteur Pentastar mais pas du révolutionnaire système Stow ’n Go.

La synergie avec les américains a permis au groupe Fiat d'étoffer la gamme Lancia de 5 modèles capables de concurrencer Mecrcedes, BMW ou Audi. La Lancia Ypsilon remplace à la fois l'ancienne Ipsilon 3 portes et le microspace Musa, la Lancia Delta officie comme break de chasse, la Lancia Flavia fournit le cabriolet 4 places avec coffre, la Lancia Thema règne comme haut de gamme et le Lancia Voyager cité plus haut reste la référence des monospace. A contrario, la Lancia Delta, pourrait être déclinée à l'avenir en une compacte Chrysler 100.

Source : Internet (page actualisée le 25/09/2012)

15 juil. 2012

Liquidités pour surmonter la crise

Le journaliste d'outre-jura, parlant le français et élevé dans le paradigme français s'interroge sur la faillite des constructeurs automobiles en France et l'hémorragie d'emploi qu'elle entraîne.

Rappelons qu'au début du XXIe siècle, la puissante Holding FIAT à cours de liquidités, avait du sacrifier des pans entiers de son empire pour survivre à la crise qu'elle traversait alors :
  • En 2000, c'est son prestigieux département ferroviaire, produisant les splendides Pendolino, que le groupe avait été forcé de vendre pour 300 millions d'Euros.
  • En 2003, c'est son prestigieux département aéronautique, produisant les moteurs pour Ariane V, que le groupe avait été contraint de céder pour 1.5 milliard d'Euros.
  • En 2005, c'est son alliance avec GM, que le groupe doit rompre sous peine de se faire phagocyter par celui-ci et cette rupture rapporte au groupe FIAT une rentrée d'argent de 2 milliard, mais au détriment de ses alliances en Chine et en Russie.
  • En 2007, c'est de son alliance avec Nanjing Automobile Group, que le groupe doit interrompre.
Mais en 2008, au plus fort de la crise, les liquidités de la holding FIAT auraient pu lui permettre de s'emparer de l'américain GM en grande difficultés, mais le groupe avait préféré mettre la main sur les marques du troisième constructeur des Etats-Unis. Or en 2009, lors du sauvetage de la faillite du groupe Chrysler par le groupe FIAT, les analystes avaient redouté que le constructeur de Auburn Hills n'y entraîne également le groupe italien. Mais les résultats financiers du premier semestre 2012 montrent clairement que tel n'est pas le cas. Le groupe américain en croissance a atteint ses meilleurs résultats depuis 13 ans et avec 473 millions de profit, est le moteur tirant à plus de 70% des autres compagnies du groupe. La firme italienne, qui est première au Brésil, seconde aux Etats-Unis possède même assez de liquidité pour racheter 100% de sa filiale américaine tout de suite.

Les bureaux d'études de la Mediabanca soulignent de plus que les liquidités du groupe automobile italien sont deux fois la valeur bousière de Renault et de plus de six fois la capitalisation de Peugeot. A la différence de PSA, qui se fait absorber par GM, de RSA qui ne survit que grâce Nissan, ou de BMW qui se rapproche de Toyota, le groupe FIAT fait jouer à plein ses diverses filiales dans le monde. Les constructeurs Français ont voulu au contraire s'affronter dans tous les secteurs du marché européens au lieu de fusionner leurs trois marques pour former un groupe fort. En privilégiant une approche généraliste au lieu de spécialisée, en privilégiant le patriotisme au détriment du réalisme, en privilégiant le marché français au lieu de l'international et en privilégiant le diesel, les marques françaises ont manqués le tournant de la mondialisation.

Selon Reuters, avec une trésorerie de près de 18 milliards de dollars, soit 22% du total de ses actifs, la Holding FIAT peut également en théorie aller faire son shopping en Asie et s'emparer de sociétés telles que Suzuki Motor, évaluée à 8,9 milliards, Mitsubishi Motors, estimée à 5 milliards ou Mazda Motor valorisée à 2,4 milliards. En dépit de la mauvaise rentabilité et la faible productivité en Europe, la société Fiat serait en mesure de couvrir totalement sa dette grâce à l'abondance de ses liquidités. Mais, dans un désir de croissance et de profitabilité, le groupe transalpin va plutôt opter pour la croissance, dont la seule possibilité est l'acquisition de sociétés en Asie. Les trois constructeurs Japonais cités plus hauts sont donc la clé du développement de FIAT en Asie.

Source : Wikipedia  (version de page du 15/07/2012)



11 juil. 2012

Nouvelle gamme 500

Devant la crise européene, les difficultés politiques dans la péninsule et les surcapacités de production, la holding FIAT démarre la production du remplaçant de l'Idea en Serbie. En effet, Fiat a investi "un milliard d'euros" pour remettre à niveau son vieux site yougoslave à Kragujevac, à 140 km de Belgrade. Cette usine, qui produisait sous licence Fiat avant la guerre les Zastava et les Yugo a repris vie en 2008, grace à une nouvelle co-entreprise entre la holding FIAT et le gouvernement serbe.

A la difference de PSA, qui se fait absorber par GM, de RSA qui ne survit que grâce Nissan, ou de BMW qui se rapproche de Toyota, le groupe fait jouer à plein ses diverses filiales de par le monde. La firme italienne, qui est première au Brésil, seconde au Etats-Unis possède assez de liquidité pour racheter 100% de sa filiale américaine tout de suite. En Europe, pour sa marque Fiat, le groupe élabore une nouvelle stratégie, qui consiste à se recentrer sur son corps de métier, c'est à dire les véhicules à gabarit réduit, mais à forte personnalité.

Pour faire face à la désaffection des Italiens pour les voitures italiennes, la holding FIAT développe en 2012 une nouvelle gamme inspirées de la mythique Cinquecento en espérant raviver la flamme des européens pour les voitures italiennes. Dans la gamme Fiat, la holding présente :
 -  la 500C pour la compacte,
 -  la 500A pour la sportive Abarth,
 -  la 500X pour la tout-terrain,
 -  la 500L pour la familiale Large,
 -  la 500XL pour la commerciale,
 -  la 500Z pour le coupé Zagato et
 -  la 500E pour l'électrique.
Ces modèles seront déclinés en 333 combinaisons possibles de coloris, histoire d'illustrer l'art de vivre italien et éviter une concurrence commerciale stérile dans tous les segments du marché.

La holding FIAT possède heureusement deux modèles intéressants dans les voitures de taille raisonnable, soit  la 500 et la Panda. Après la Panda II produite en Pologne, la Panda III produite en Italie, la 500L en Serbie, Fiat prévoit une version rallongée à sept places de la 500L, la 500XL, également produite en Serbie. Ensuite, ce sera au tour d'un dérivé tout-terrain, la 500X, qui devrait être fabriqué en Italie, parallèlement à une Jeep de taille réduite.

Dans le segment immédiatement supérieur, la holding FIAT cherche une remplaçante pour la Punto, qui pourrait provenir d'une collaboration avec Suzuki ou Mazda. Le groupe est déjà en pourparler ou en collaboration avec ces marques en Inde, au Japon et en Hongrie. Mais il n'y a pas urgence, car la conjonture européenne morose ajoutée aux primes à la casse de l'année 2011 ne plaide pas en faveur de nouveaux modèles en Europe.

Toutefois, le groupe VAG, dont les marques Seat, Bentley et Lamborghini sont déficitaires manifeste son intérêt pour Alfa Romeo et s'oppose à la restitution de ses parts chez Suzuki. Mais comme VAG aspire à prendre le prendre le contrôle de son rival Porsche, il n'a pas intérêt à s'opposer à la holding FIAT, qui a fait de Alfa et de Jeep des marque à vocation mondiale.
 
En effet, dans le segment encore supérieur, la holding FIAT dispose déjà de la Dodge Dart (Alfa Giulietta) aux Etats-Unis et de la Fiat Viaggo (Alfa Giulietta) en Chine qui n'attendent qu'une version européanisée pour remplacer l'excellente Bravo, qui peine à décoller. Mais, il n'y a pas urgence et le constructeur italien, confronté à la baisse du marché européen a déjà gelé ses investissements dans ce domaine. Comme ses immatriculations de voitures neuves ont chuté de 17 % sur les cinq premiers mois de l'année dans l'Union européenne, reléguant le groupe à une part de marché de 6,8 %, il a intérêt à favoriser ses nouvelles filiales en Russie, en Chine et en Inde, en s'appuyant sur les excellents résultats en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.

Source : Wikipedia (page actualisée le 11/07/2012)

5 mai 2012

Stratégie victorieuse

Lorsque le groupe Fiat avait sauvé le groupe Chrysler de la faillite en 2009, les analystes avaient redouté que le constructeur de Auburn Hills n'y entraîne également le groupe italien. Mais les résultats financiers du premier semestre 2012 montrent clairement que le groupe américain en phase ascendante atteint ses meilleurs résultats depuis 13 ans. De plus avec 473 millions de profit, la marque américaine tire en avant toutes les autres compagnies du groupe dans une proportion de plus de 70%.

Cependant, le groupe Fiat est encore fortement dépendant de son marché national, qui a vu les ventes de voitures personnelles sombrer de 18% en Italie. Or la péninsule, à l'instar d'autre pays européens, traverse une période de basse conjoncture, liée à l'introduction de la monnaie unique et à la crise de la dette souveraine. Selon Sergio Marchionne, ce niveau n'avait plus été vu depuis 1983 et s'il reste de nombreuses incertitudes quand à l'avenir, le groupe FIAT possède suffisement de liquidités pour faire face à la baisse des marchés européens. Ces résultats ont été crédité par les agences de notation et la note du groupe FIAT a passé de BB- à BB.

Le groupe FIAT agit sagement en privilégiant les marchés où la conjoncture est bonne, comme le marché américain. L'économie yankee  en phase de réhabilitation rend l'investissement dans Chrysler hautement profitable. le groupe Fiat bénéficie de la diversité que ce groupe procure, que ce soit en terme de marché, de marque, de modèles, d'approvisionnement ou d'investissement. D'autre part, l'Amérique du sud continue à bien se porter et l'investissement dans la filiale Automoveis permet à FIAT de caracoler en tête des ventes, ce qui console du marché européen en plein marasme. Associé à sa filiale Chrysler, le groupe FIAT a repris pied en Russie et en Chine, où des modèles adaptés à ces marchés seront proposés. En Inde, le groupe FIAT prend ses distances vis-à-vis de TATA et tente de se rapprocher de Suzuki Maruti.

En définitive, on peut dire que si le groupe Chrysler est maintenant en train de sauver la situation financière du groupe FIAT, c'est grâce aux investissement consentis par le groupe italien, du point de vue technique, stylistique, qualitatif et productif. Le groupe italien a réussi ce tour de force grâce à ses unités de production indépendantes telles COMAU dans la robotique, FPT dans les moteurs ou enore FIMM dans l'électronique. En mettant à disposition des Américains les technologies, le raffinement et le savoir-faire italien, FIAT a rendu Chrysler plus fort et s'est constitué un tête de pont aux États-Unis.

FIAT a rendu les modèles américains patauds, mal finis et gourmands en carburant plus raffinés et efficient grâce à l'emploi de technologie FIAT, comme l'injection électronique directe ou la boîte de vitesse à double embrayage. De nouvelles architectures développées pour ALFA ont fait le voyage en Amérique et sont nées à nouveau sous la marque Dodge. Laquelle Dodge sert de base à une nouvelle Fiat dans la conquête de la Chine. Durant le même laps de temps, FIAT s'est détournée du marché européen moribond où elle ne présente plus de nouveautés, mais seulement des rebadgeage de modèles américains.

Depuis trois ans que le groupe FIAT mobilise toute son énergie et ses ressources pour ses marques nord américaines, il aspire a une plus grande main-mise sur le groupe Chrysler, mais butte sur le prix élevé que demande le syndicat des travailleurs américains de l'automobile qui détiennent encore plus de 40% de l'entreprise. Heureusement pour FIAT, Marchionne et Obama ont prévu une clause de préférence qui autorise le groupe FIAT à racheter le groupe Chrysler par tranches annuelles de 3.32%.

Tant que le groupe FIAT ne possède pas 100% du groupe américain, il ne peut effectuer une intégration complète de Chrysler et en attendant le rétablissement du marché européen, le groupe FIAT doit continuer de produire en dessous de ses capacité dans ses usines italiennes.

Source   :   Wikipedia   (page mise à jour le 02/07/2012)